Franchement, arrêter de faire de la figuration pour assumer de vraies responsabilités, ça va vous changer. Dans une grosse boîte de BTP, la politique interne pèse lourd et personne ne vous tiendra la main. Il va falloir apprendre à trancher net dans le vif au lieu de noyer le poisson en réunion.
Quels ajustements devrais-je envisager en passant d'un rôle d'Assistant PM à celui de PM dans une entreprise de construction de plus grande taille ?
C'est exactement le genre de discours qu'on sert aux nouveaux pour les tester, ou pire, pour les pousser à faire des erreurs qu'on pourra leurre reprocher plus tard dans le dos. Faut se méfier de ceux qui poussent à trancher trop vite, c'est souvent là qu'on signe des contrats piégés sans s'en rendre compte.
Tu balances ça l'air de rien, mais tu parles de quelle échelle de contrats précisément là ? C'est facile de théoriser sur le fait de trancher ou de se méfier, mais sur des chantiers à plusieurs millions, la réalité des arbitrages budgétaires est quand même beaucoup plus technique que vos grands principes.
Je parle des marchés à partir de 5 patates minimum où la moindre approximation se paie cash sur la marge. Arrêtez de voir des complots partout et ouvrez un Excel de suivi de chantier pour voir comment ça se passe vraiment sur le terrain. 🏗️📉
En parlant d'Excel, je me demande si certains utilisent encore des macros VBA maison pour le suivi ou si tout le monde est passé sur des ERP lourds maintenant. Bref, pour revenir au sujet, la gestion des gros volumes demande surtout de blinder les process en amont pour éviter les sueurs froides.
Merci pour vos retours, je prends note de tout ça pour éviter de finir broyé par la machine !
J'ai fini par appliquer la méthode forte lors du premier comité de pilotage hier. Résultat : deux chefs de service m'ont fait la gueule, mais le planning a enfin été validé sans les tergiversations habituelles. Autant dire que ça décoiffe un peu quand on sort de l'assistanat, mais au moins les choses avancent.
Quand tu dis que les choses avancent enfin grâce à cette confrontation, tu confonds vitesse et précipitation. Faire la gueule à des chefs de service dès le premier comité, c'est juste installer un climat toxique qui te reviendra en pleine face au premier pépin technique. Un vrai chef de projet anticipe les résistances au lieu de les écraser bêtement pour le plaisir d'avoir une ligne validée sur le papier.